jeudi 3 juin 2010

Lorsque je fouille dans mes archives...

Allongée sur le sable chaud

Je perçois sur un nuage blanc

Un ange blond qui ferme les yeux.

Il semble dormir paisiblement

Savourant la chaleur ardente

Que l’astre jaune et rond

Diffuse. Mais bientôt son

Front n’est plus tranquille ;

Sa peau se met à fumer

Et ses yeux s’ouvrent, laissant voir un

Océan bouillonnant. Il se consume,

Ses entrailles brûlantes pourrissent,

Seuls ses yeux savants et

Innocents font face à cette étoile

Assassine. Il ne se débat pas,

Il n’appelle pas : il laisse Hadès

L’engloutir, le salir de ses flammes

Noires et puantes. Il quitte mon

Désert, les pupilles fixées vers les

Airs : il a disparu mon Ange.

Démons des Enfers, descendez,

Choisissez le sang le plus chaud,

Car un ange sans sa chair

Est comme une âme sans cœur.

Marwa Chbihi

mardi 4 mars 2008

Lorsque je réapparais...

Décidément je n'écris des articles que pendant mes vacances, mais bon, je ne vais pas vous répéter tout le blabla habituel de ma routine scolaire auquel tout le monde a droit dès qu'on me reproche de ne pas écrire ou d'oublier des gens... Quoi de neuf, rien de neuf, tout comme toujours, pas grand chose à dire. La vie est dure, mais c'est ainsi, on survit. Ce serait bien évidemment plus chouette de vivre plutôt que de survivre, bien que c'est difficile de trouver les moyens pour. On ne me prends toujours pas au sérieux, on me considère encore comme une menteuse, manipulatrice qui joue sur les mots, les sentiments. "Ah le problème avec toi, c'est que tu es trop brillante pour nous. Tu sais parler." Mais de quelle brillance parlez-vous? Serait-ce ma seule honnêteté, ma franchise? Pourquoi toujours croire que je cache un implicite dans mes paroles? En plus que je ne suis pas du tout une as de la rhétorique... En plus de tout, j'ai le mal du pays. Il fait froid, gris à l'extérieur, maussade à l'intérieur, même si je tape quelques fous rire avec le personnage paternel de temps en temps. Marre de ce monde, beaucoup trop complexe pour moi. C'est fou comme on cherche toujours à dramatiser, à rendre les choses bien plus graves qu'elles ne le sont en vérité. Juste un peu de paix, un peu de liberté, de confiance aussi, c'est suffisant je pense pour rendre les choses meilleurs. Ah non, j'oubliais, la tolérance également serait la bienvenue. A cause de son absence je me sens vraiment comme une aliène, parce que j'ai un mode de vie en quelque sorte un peu propre à moi. Malheureusement, dans ce milieu, on n'est pas différent, on est étrange...

vendredi 28 décembre 2007

Lorsque je reviens...

Ça fait un petit moment que je n'ai pas écrit. Sincèrement, c'est faute de temps, mais pas seulement j'avoue. Je ne sais pourquoi, depuis que je suis au Canada, je n'arrive plus à dire ce que j'ai sur le cœur. Je garde tout pour moi: mes frustrations et mes colères, tout comme mes plaisirs et mes joies. Remarque, quand j'étais au Maroc, je parlais avec quelqu'un de tout ça, ce qui me facilitait la tache de réécriture... M'enfin, ce n'est pas grave. D'ailleurs, comme a dit ma mère, c'est un peu trop personnel pour être divulgué de la sorte sur internet. En tout cas, je ne deviens pas quelqu'un de bien différent. J'ai un peu l'impression que mon père et moi sommes les seules personnes vivantes sur cette planète. Je passe beaucoup de temps avec lui, je n'ai pas d'amis ici, et je crois que ma sœur m'exècre. Mais bon, je la comprends. Moi aussi si j'avais quelqu'un qui me suivait comme un petit chien, qui s'inquiétait pour le moindre petit machin qui m'arriverait dans ma vie, c'est sûr que j'en aurais marre. Sauf que je ne serais pas si directe. Je ne me ficherais pas de la blesser. Ainsi, ma première résolution 2008 sera de lâcher ma sœur. Je ne lui parlerai plus à l'école, et tant pis si je reste seule, la solitude est ma meilleure amie, et au moins, je ne gaspille pas de temps... Ce que je peux paraitre méchante quand même, mais rassurez-vous, je suis quelqu'un de gentil, j'ai bon cœur. C'est ce qui m'a amené là où je suis d'ailleurs... Sinon, rien ne se passe dans ma vie. Je ne pleure plus, je rigole bien avec mon père, c'est tout. Je ne sors que pour aller acheter quelque chose avec lui, ou pour travailler avec lui. Rien d'autre. Ma courante routine se résume à cela, additionné de l'école bien évidemment. Alors à quoi bon écrire si c'est pour ne rien dire?

mercredi 28 novembre 2007

lundi 8 octobre 2007

Lorsque j'éclaircis les choses...

C'est impossible que je reprenne 10 kilos juste comme ça! Je mange un peu de tout, même du chocolat! Pour reprendre des kilos il faut que je mange le double de ce que quelqu'un de normal doit manger! Or je ne fais pas ça, et je n'ai pas l'intention de le faire! Je n'ai pas envie de me dire: "Je suis en train de manger pour guérir", parce que pour moi le problème ce n'est pas la nourriture. C'est que je ne m'aime pas assez pour me donner quelque chose de bon et de suffisant à manger. Pour moi je ne mérite pas ça. Il faut juste que je sois heureuse (ce qui n'est pas du tout le cas) et que je me sente bien dans ma peau. Et là je mangerai sans réfléchir. Sans m'imposer de limites. Je sais très bien que personne n'est vraiment heureux. Sauf que moi, je traduit ce malheur en ne mangeant pas, ou plutôt en n'aimant pas manger. Le 31 Octobre, j'ai un rendez-vous à l'hôpital. Je n'ai pas l'intention d'accepter l'hospitalisation. Ni les rendez-vous toutes les deux semaines ou je ne sais combien pour me peser, et me reprocher d'avoir perdu du poids, ou me pour me féliciter d'en avoir pris. Je n'ai pas l'intention de jouer les hypocrites, à faire comme si tout allait bien:"Ah ouais c'est génial je prends du poids!" ou bien "Oh la la, on va m'engueuler à l'hôpital parce que j'en ai perdu!". Non, non et non. Je ne suis ni un sac de marchandise, ni un boeuf à engraisser. Je veux vouloir guérir, je ne veux pas qu'on me l'impose. J'ai envie de vraiment me rendre compte, non seulement que je mange parce que je suis humaine et que j'en ai besoin, mais aussi que c'est un plaisir... et je suis sure et certaine que ce jour viendra, à moins que mon entourage continue à tout faire pour bousiller ma vie... Non, mais sans blague, est-ce qu'il y a quelques chose de positif dans ma vie? Je suis instable, tantôt je suis loin de ma mère et elle me manque j'ai envie d'être avec elle, tantôt de mon père et il me manque trop j'ai envie d'être avec lui. J'ai eu une enfance pourrie. On me reproche tout ce que je fais, tout ce que je dis que ce soit à l'école ou à la maison. Vraiment puis-je rendre quelque chose de positif la dedans?

vendredi 21 septembre 2007

Lorsqu'il fait gris et jaune...

Pourquoi doit-on me l'associer? Pourquoi me colle-t-elle à la peau? Période où elle me hante, comme période où je l'oublie? Pourquoi ne me croit-on pas si je dis "non merci je n'aime pas ça" ou "plus tard"? Suis-je vraiment anormale pour tout le monde? Me suis-je retrouvé avec des gens qui sont tombés tellement bas qu'ils ont des clichés? Sincèrement, ce n'est pas agréable du tout de ne pas être prise au sérieux. Ça fait longtemps que je n'ai pas entendu ton "Je te crois, je te fais confiance." Mama. Si seulement tout le monde était comme toi sur ce point. En attendant, je passe pour "quelqu'un de spécifique". Pas pour une jeune fille de 16 ans qui est en 1ère S, qui se crève pendant toute la semaine, et qui mène néanmoins une vie banale et routinière. Ce que j'aimerais ça être comme vous. Enfin non, c'est pas ça. Je dirais plutôt ce que j'aimerais ça être considérée comme vous. Mais apparemment, le jour où on ne regardera plus mon assiette, où on ne me fera aucune remarque sarcastique (oui oui) à propos de ce que j'engloutis, et où tout le monde, pas juste ma maman, me croira, n'est pas loin d'arriver... eh bien, la seule chose que je puisse dire, tant pis. Moi ma vie continue pareil...

mardi 4 septembre 2007

Lorsque je m'exprime...

Après un petit silence, je réécris. J'avais pensé qu'en venant au Canada, je clôturerais ce blog, mais apparemment, j'en ai toujours "besoin". Je suis même un peu étonnée de pouvoir écrire, après cette rentrée en 1ère S, qui ne me laisse pratiquement pas le temps de respirer. Mais bon, je profite de ce court moment de répit, pour donner quelques unes de mes nouvelles. En tout cas, rassurez-vous, je suis encore en vie (honnêtement, vous l'aviez remarqué?). En ce moment, je n'ai plus tellement le temps, comme pendant les vacances, pour calculer tout ce que je mange, contrôler, préparer, analyser, à cause de cet emploi du temps incroyablement chargé en sciences (petite blague inutile), mais qui me plait, naturellement, puisque j'ai une forte attirance envers ces matières, pour ne pas dire que je les vénère. Alors tout simplement, je mange aux heures normales, comme quelqu'un de normal et c'est tout. Peut être à quantité réduite, mais au moins, j'ingurgite de la nourriture, sans subir une auto-torture cérébrale, ce qui, croyez-moi, fais beaucoup de bien. Alors voilà, j'ai commencé une petite routine, qui j'espère me fera oublier cette maudite maladie pendant un petit bout de temps. Mais (et oui il doit toujours y en avoir un), viens casser ce petit "projet" un méchant petit rendez-vous à l'hôpital...

mardi 21 août 2007

Lorsque je frissonne...

Les températures recommencent à baisser... L'expression que l'on emploie couremment pour dire à quelqu'un ou quelqu'une que son acte nous a vraiment fait plaisir, fait du bien, "cela me fait chaud au coeur", est vraiment bien choisi... Parce que même quand on manque de tendresse et de gentillesse, notre coeur ressent au contraire trop de froid. Et après, ce froid se répend dans tout le corps, ce qui le rend glacé... le pauvre. Tout ça pour anoncer que j'ai vraiment très froid en ce moment. Il est 8h du matin, il fait très beau dehors, mais tout me parait gris. Le soleil ne me sourit pas ce matin, et j'ai l'impression que les arbres font diriger le vent vers moi, juste pour que je frissonne encore plus... En restant dans les expressions, une autre très bien choisie, mais qui n'a aucun rapport avec le froid. Lorsque l'on dit que l'on profite de la vie, on dit "croquer la vie à pleine dent". C'est à dire qu'on la mange. Or si on en profite pas, on n'en mange plus de la vie, et c'est exactement la situation de pas mal de gens maintenant... Biensûr, je l'ai cherché, parce qu'il y en a d'autres qui trouvent d'autres méthodes pour cesser d'aimer leur vie... Bientôt la rentrée, bientôt de nouvelles têtes à voir, de nouvelles habitudes à prendre, une nouvelle routine tout simplement...

mercredi 1 août 2007

Lorsque je me sens étrange...

Je viens de lire un livre: Plume, un jour je volerai, d'Anne-Marie Hénault, une québécoise. Je regrette, je n'aurais pas du y touché. Ça m'a rappellé tellement de trucs. Lorsque j'étais à mes débuts, lorsque personne n'était au courant de rien, lorsque je faisais tout en cachette, et que j'étais la seule à pouvoir me contrôler, et contrôler ma vie. Plus comme maintenant. Aujourd'hui, tout le monde sait, tout le monde fait attention, m'observe, m'analyse, tout comme ce qu'il y a dans mon assiette. Ça a changé. Le regrettè-je? Je ne sais pas. Parfois, j'aimerais tant revenir à ces moments où je me sentais tellement seule, mais ça me faisait du bien, j'en avais besoin. Je ne dirais pas que j'étais super puissante, et fière de moi, parce que j'arrivais à tout faire pour ressembler à toutes ces manequins. Non, pas du tout. Je n'ai jamais pensé une chose pareille. En devenant anorexique, je ne connaissais même pas cette maladie. Je n'ai jamais regardé de magasine de mode, ni de défilé de mode à la télévision. Je ne me suis jamais soucié du tour de taille des stars? Mais cela fait-il vraiment de moi une anorexique tellement différente? Après tout, je me suis battu dans le même but, celui de perdre du poids, parce que je me trouvais trop grosse... Peut-être, si j'avais tenu un journal depuis le départ, et que je l'avais comparé à celui d'une autre aurait-ce été le même? Je ne sais pas. Je ne sais plus quoi pensé. Mais après tout, comme dit ma soeur, chacune a son expérience unique...même si d'après moi, il y a des cas typiques... Et voilà, que je reviens débaler n'importe quoi, après vingt jours d'absence. Comment vais-je? Mieux? Ce serait mentir. J'essaie de montrer que je vais mieux. Mais au fond, je me sens très mal. J'ai tellement envie de pleurer, pleurer, crier, hurler, contre...la nourriture? Il y a tellement de choses qui se bousculent dans ma tête qu'elle me fait tout le temps mal... Ouf, à quand mon dernier soupir de chagrin?

mercredi 11 juillet 2007

Lorsque je suis déçue...

Je n'arrive même pas à dire comment et pourquoi je suis si touchée et vexée par certaines paroles qu'on m'a dites... Pourquoi, mais pourquoi? Qu'ai-je fais de mal? Pour moi rien mais pour d'autre tant de choses... Je me sens si cruelle tout d'un coup. Suis-je égoiste? Insensible à la souffrance des autres? J'aimerais tant faire quelque chose mais ce n'est pas qu'à moi de faire des efforts... Cela fait trop de temps que je suis la seule à essayer, à calmer les jeux et les situations... mais je n'ai toujours rien reçu en retour. C'est vrai que j'ai toujours été quelqu'un qui donne de tout son coeur, mais qui n'aime pas recevoir pour ce qu'elle donne. Mais à un certain moment, il faut comprendre que moi aussi j'ai mes limites... Quand j'ai l'impression que tout ce que je fais ne sers à rien, ne vaut rien aux yeux de certains... mon coeur s'exprime et crie STOP! Enfin, il aimerait crier stop... puisque je n'ai jamais assez dit ma fureur. J'ai toujours garder en moi tout ce que je ressentais... mais si ça continue, un jour, tout va éclater et sera dévoilé...

jeudi 21 juin 2007

Lorsque la chance ne me souris pas...

Pour ameliorer ce titre, a vrai dire, la chance ne me souris jamais, et elle ne l'a jamais fait au part avant. A moins que c'ait ete une fois une je l'ai laissee passer comme ca, ce qui ne serait pas etonnant de ma part, etant donne que je suis d'un pessimisme fou, et que je ne vois que le mal, n'est-ce pas? Meme quand j'etais petite, lorsque j'allais aux tambolas de mon ecole, a chaque fois, annee apres annee, je souhaitais de tout coeur au moins gagner un tout petit truc, juste sentir ce petit bonheur dans mon coeur qui me ferait penser: "Tu as gagne Marwa!". Mais bon, apparemment, on est pas trop copine la chance et moi... Meme hier... Ma mere m'a dit aujourd'hui, et bien on va essayer de la ramener cette chance! On verra bien demain... Bon quand meme, il ne me reste que 59h et demi a passer dans ce pays et avec ma maman.. Malgres tous les malentendus, on ne doit pas se quitter fachees, n'est-ce pas?

vendredi 15 juin 2007

Lorsque je me leve du mauvais pied...

Mauvaise humeur depuis trois jours... Pourquoi? Peut etre parce que je m'ennuie, parce que je passe cette premiere semaine de vacances seule a compter les secondes, les minutes, les heures et les jours... Remarque ca ne change pas tellement de la routine de l'ecole... Je me demande comment vient la mauvaise humeur? Pourtant, rien ne s'est passe d'enervant dans ma situation ces derniers jours...je ne comprends pas... mais bon, ca passera, du moins je l'espere... J'en ai vraiment marre de rester sans rien faire... Hier soir, ma mere et moi avons vu une emission sur France 5 sur les gens d'aujourd'hui et particulierement les adolescents qui font tres attention a leur poids et a leur ligne, donc a leur allimentation. Bien sur, les memes blablas typiques qui ne m'ont pas du tout affectes, comme si tout ce que j'ai entendu, je ne le savais meme pas! Avoir peur? Mais avoir peur de quoi? de la mort? Quand Dieu aura decide de ma fin, ce sera fini et voila quoi! C'est le destin... Pourquoi chercher a l'accelerer me diriez-vous? Ca par contre c'est vrai... mais bon, je fais quand meme un minimum pour rester en vie... Ah la la, quand est-ce que ces huit jours seront ecoules... Surtout que je ne peux pas supporter de rester a la maison, alors je sors, mais je vais dans des lieux qui me degoutent et que j'exercre, mais je n'ai tellement rien a faire que je souffre pareil... serais-je mazochiste?

vendredi 8 juin 2007

Lorsque je me sens seule...

Y a jamais personne pour s'occuper de moi, on me laisse toujours de cote, jamais personne pour me consoler, jamais, jamais... Toujours quelque chose qui doit gacher ma journee: pourquoi s'occupe-t-on des autres, et pas de moi? Je ne le merite pas? Je me sens si seule, abandonnee... Je sais que ca fait peut-etre typique, mais je m'en fiche, c'est la verite... Je dois toujours faire tout de moi-meme, compter sur moi-meme, et quand c'est un truc pour MOI, que je ne peux pas accomplir pour quelque raison, on ne ME le fait pas. Mais mon Dieu est-ce qu'ils font ca expres? Pour me rendre la vie encore plus rude? J'ai besoin de tendresse, de bonne compagnie, de pleins de petits trucs. D'accord je suis peut-etre un peu trop exigeante, mais j'en peux plus bon sang! Encore une fois, I need help. I need hope.

samedi 2 juin 2007

Lorsque...beurk

Je suis degoutee, ecoeuree suis-je. Yuk quelles horreures. Quoi? Tout. Rien que de voir des choses, n'importe lesquelles, que ca passe de la bouffe a des habits, ce mot me sort de la bouche, yuk. Plus a l'aise, plus du tout. Meme si c'est le cas depuis pas mal de temps, c'est de plus en plus fort. Mon odorat qui est deja tres developpe, bat des records ces temps-ci. Je sens tout, et ca me degoute. Tout me degoute. Et je n'arrive pas a me debarasser de tout cas. J'attends toujours. Mais qu'est-ce que j'attends? Je ne sais pas. D'etre guerie? Mais comment pourrais-je savoir que je suis guerie? Quel medicament soigne l'anorexie? Quel medecin pourra me refaire aimer manger? D'apres moi, ca n'existe pas, un ou une miraculeux(se) qui d'une parole, d'un geste, d'une therapie pour parler plus pro, pourrait barrer toutes les pensees qui m'assoment, m'affaiblissent...Pour moi, le seul remede est le bonheur...

dimanche 27 mai 2007

Lorsque je frissonne...encore?

L'angoisse qui revient. Celle de deux ans et demi, celle de la souris. Dans la nuit je ne dors pas, je sens une presence dans ma chambre, j'imagine les objets ou les reflets comme des monstres, j'ai des sueurs froides, tout simplement j'ai peur. C'est revenu. Cette peur qui m'avait peu a peu quitter lorsque je suis partie en Turquie, resurgit subitement. J'ai l'impression qu'un malheur va arriver a n'importe quel moment. I need help.

vendredi 25 mai 2007

Lorsque j'ai envie de blablater...

Oui, oui, c'est moi et pour une fois, je ne suis pas d'humeur massacrante. Pas super super, mais quand meme, pas terrible. J'ai juste envie de mettre un article parce que j'ai envie de parler. Je me suis rendue compte aujourd'hui que je parlais tellement peu aux gens qu'ils ne savent pratiquement rien de moi. Ca fait deux jours qu'on me dit que j'ai quand meme un aspect comique dans ma facon de parler. Pour moi j'ai toujours ete comme ca, mais pour eux, a qui je ne parle jamais et qui ne me connaissent que comme Marwa-qui-lit, ou Marwa-la-serieuse, ca leur parait etrange. Il y a quelques jours, j'ai relu tous les articles de ce blog depuis sa creation. Vraiment, tous les articles sont maussades! Je comprends vraiment maintenant quand je dis que j'ai vraiment passe une mauvaise annee dans ce pays. Pour ainsi dire, je suis particulierement decue. De quoi? Hmm... De trop de choses. Aujourd'hui, je suis incroyablement pressee de retourner a Montreal. Ca va, il ne me reste plus qu'un mois. Mais j'apprehende aussi ce moment. J'ai decide de vraiment manger au Canada. Pas juste ingurgiter la nourriture de force, chose a laquelle je suis pratiquement tout le temps exposee, mais l'apprecier aussi, la partager avec plaisir. J'ai aussi decider d'etre heureuse. Parce que, honnetement, le bonheur ne vient pas comme ca, n'est-ce pas? Il faut aussi vouloir qu'il vienne, parce que pendant nos moments de bloose, est-ce le bonheur qui s'en va, ou nous qui le chassons? J'opterais plus pour la seconde question... J'ai decide d'etre un nouveau bourgeons, qui petit a petit (t'inquiete Papa je ferai en sorte que ce ne soit pas trop long...), deviendra une fleur, qui s'ouvrira et tout simplement s'epanouira a nouveau... J'ai envie de trouver une nouvelle methode pour calmer mes mauvaises journees, a part ne pas manger, comme me defouler sur mon beau piano qui m'attend, couvert d'un drap poussiereux au sous-sol de ma maison... Je veux tout simplement passer de Plume culturelle a Fleur musicale... Alors voila, l'annee prochaine je serai en 1ere S au College International Marie de France de Montreal, et je ferai...ce que je veux! Non, non, pas arreter de manger, parce que ca c'est ce que je veux faire maintenant. Or, j'espere que en quittant, j'aurai de nouvelles envies... Donc que dire, que dire a part que...que?

samedi 19 mai 2007

Lorsque j'admets certes, mais...

Encore et encore la vie conflictuelle. J'avoue que c'est de ma faute encore. Je sais que c'est moi la coupable dans toute l'affaire, depuis le debut. Et meme la fautive de tout ce qui s'est passe apres et de ce qui se passe maintenant. Mais il y a une nouvelle chose: j'ai decide de m'en foutre. D'accord traintez-moi d'egoiste ou de pleins de machins de ce genre, mais je suis desolee de vous decevoir, j'ai choisi de m'en fputre, aussi simplement que cela puisse paraitre... Je suis anorexique, j'ai des comportements "normaux" d'anorexique, un jour ca passera, tant pis si ca dure longtemps, mais laissez-moi tranquille. Je n'en peux plus, j'ai fait tout ce que j'ai pu je n'y arrive pas, alors laissons le temps faire les choses... Si vous avez d'autres solutions a me proposer, je vous ecoute, a part si c'est pour me dire que je dois faire ce qu'on me dit, et d'arreter de n'en faire qu'a ma tete, tetue comme je suis, parce que ce truc, je l'entends au moins cinq cent millions de fois par periode courte...

dimanche 13 mai 2007

Lorsque j'ai peur...

Je ne sais pas ce qui me prends ces temps-ci, j'ai juste peur. Peur de tout. Peur du noir, de la nourriture, de la mort, de la vie... Je tremble pour un rien. De peur ou de froid. Mais je tremble. Je ne comprends plus rien a ma vie. Je ne sais plus. Plus rien. Je commence a dire n'importe quoi d'ailleurs. Il ne manquerait plus que ca, que je delire. Mais sincerement, je ne sais plus. Ni ce que je veux. Ni ce que je pense. Ni comment je doit agir. Je sais juste que je me sens mal. Comment? Je ne sais pas. Je n'arrive pas a exprimer ce mal ancre au fond de moi. Il ne veut pas sortir. Mon coeur et mon ame le retienne prisonnier. Avant de le laisser partir, il veulent le faire avouer. Mais je n'y arrive pas. Parce que je ne sais pas. J'ai peur de ne jamais savoir. De rester insouciente toute ma vie. Je ne veux pas non plus. Pas quoi me diriez-vous? Je ne sais pas vraiment en fait. Je sais juste que je ne veux pas, je ne veux plus, je ne peux plus. Je veux faire une pause dans ma vie. Une grosse pause. J'ai l'impression de toujours etre poursuivie par... par quoi? Par le temps? Par la vie? Je ne sais tout simplement pas. Je fais tout a la vas-vite et apres je stresse, j'ai le coeur qui bat fort, j'ai du mal a respirer, je me sens mal, nulle si je ralentie... et quand c'est finis, je m'arrete et je me dis, mais qu'est-ce qui te prends Marwa? Pourquoi tant de rapidite? Mais si ce n'etait que cette question a poser, je devrais le faire plus souvent? Qu'est-ce qui m'a pris le jour ou je me suis fachee avec la bouffe? Qu'est-ce qui me prend lorsque j'ai de ces idees dans la tete? Qu'est-ce qui me prend quand je pense a tout cela? Mais qu'est-ce que cela, bon sang?!! J'ai peur de ne jamais savoir...

jeudi 10 mai 2007

Lorsque je crie...

AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Si ca continue, je vais faire la greve de la vie!!!!!

jeudi 3 mai 2007

Lorsque j'ai mal...

Le petit oiseau a froid, trop trop froid. Il sait qu'il doit manger, mais il n'a pas envie. Heureusement qu'il se force un peu, sinon, ca irait vraiment tres mal. Deja que ca ne va pas fort en ce moment. Le petit oiseau n'a presque plus assez de plumes pour le rechauffer, il ne sait plus quoi faire. Et quand il dit qu'il n'en peut plus, on lui dit qu'il dit ca expres. Qu'il ne mange pas expres pour qu'on lui dise: "Pauvre petit oiseau!", pour qu'on est pitie de lui. Parce qu'on dit que le petit poussin adore qu'on s'appitoie sur son sort. Mais ce n'est pas vrai. Le petit oiseau veut juste qu'on le comprenne, et qu'on voit qu'il a mal. Qu'on ne le traite pas de manipulateur, de joueur avec les sentiments. Il n'a pas de mauvaises intentions, il veut juste aller mieux... Mais ne t'inquiete pas petit poussin, pour l'instant tu es aussi leger qu'une plume, mais esperons que tu vas bientot te remplumer...